<?xml version="1.0"?>
<Bill RHead_reign="60-61-62 Eliz. II" RHead_ParlYear="2011-2012-2013" DocumentTitle="PROJET DE LOI C-54" Bill_No="C-54" Document_No="90680" xml:lang="FR" Bill_Type="Non-amending" Stage_Name="Third-Reading-House" Reprint="No" xml:space="preserve" ChapterNo_E="C. " ChapterNo_F="ch. " Bill-Origin="commons"><Bill_Part Part_Type="MainText" CountLines="Yes" RunningHead_F="Code criminel et Défense nationale (troubles mentaux)"><Block Align="Yes"><Para Style="MainText_DocNo">90680</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes"><Para Style="Session_Reign">1<sup>re</sup> session, 41<sup>e</sup> législature,</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes"><Para Style="Session_Reign">60-61-62 Elizabeth II, 2011-2012-2013</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes"><Para Style="MainBillOrigin">chambre des communes du canada</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes"><Para Bold="Yes" Style="MAIN@BillNo_Title">PROJET DE LOI C-54</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes"><Para Style="MAIN@ti;04">Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur la défense nationale (troubles mentaux)</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Hyphenate="ON" TextAlign="Justify">Sa Majesté, sur l’avis et avec le consentement du Sénat et de la Chambre des communes du Canada, édicte :</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:TITRE ABRÉGÉ--><Para TopMargin="10" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">TITRE ABRÉGÉ</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Titre abrégé<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>1.</B> Titre abrégé : <I>Loi sur la réforme de la non-responsabilité criminelle</I>.</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:CODE CRIMINEL--><MarginalNote>L.R., ch. C-46<br/></MarginalNote><Para TopMargin="10" Bold="Yes" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">CODE CRIMINEL</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>2.</B> (1) La définition de « décision », au paragraphe 672.1(1) du <I>Code criminel</I>, est remplacée par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>« décision »<br/>“<I>disposition</I>”<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0">« décision » Décision rendue par un tribunal ou une commission d’examen en vertu de l’article 672.54, décision rendue par un tribunal en vertu de l’article 672.58 ou déclaration faite par un tribunal en application du paragraphe 672.64(1).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) Le paragraphe 672.1(1) de la même loi est modifié par adjonction, selon l’ordre alphabétique, de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>« accusé à haut risque »<br/>“<I>high-risk accused</I>”<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0">« accusé à haut risque » Accusé déclaré tel par un tribunal en vertu du paragraphe 672.64(1).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>3.</B> L’article 672.11 de la même loi est modifié par adjonction, après l’alinéa <I>d</I>), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>d.1</I>) déterminer si la déclaration portant que l’accusé est un accusé à haut risque devrait être révoquée en application du paragraphe 672.84(3);</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>4.</B> L’article 672.121 de la même loi est modifié par adjonction, après l’alinéa <I>b</I>), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) soit pour déterminer s’il y a lieu de renvoyer l’affaire à la cour pour révision d’une déclaration portant que l’accusé est un accusé à haut risque en application du paragraphe 672.84(1).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>5.</B> Le paragraphe 672.21(3) de la même loi est modifié par adjonction, après l’alinéa <I>b</I>), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) déterminer en application de l’article 672.84 si l’affaire doit être renvoyée à la cour pour révision d’une déclaration portant que l’accusé est un accusé à haut risque ou si celle-ci doit être révoquée;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4; 2005, ch. 22, <keep>al. 42<I>e</I>)(F)</keep><br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>6.</B> (1) Le paragraphe 672.47(2) de la version française de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Prolongation<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(2) Le tribunal, s’il est convaincu qu’il existe des circonstances exceptionnelles le justifiant, peut prolonger le délai préalable à la tenue d’une audience visée au paragraphe (1) jusqu’à un maximum de quatre-vingt-dix jours après le prononcé du verdict.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) L’article 672.47 de la même loi est modifié par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Exception — accusé à haut risque<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(4) Malgré les paragraphes (1) à (3), si le tribunal rend une décision en application du paragraphe 672.64(3), la commission d’examen doit, au plus tard quarante-cinq jours après le prononcé de celle-ci, tenir une audience et rendre une décision en application de l’alinéa 672.54<I>c</I>), sous réserve des restrictions énoncées à ce paragraphe.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Prolongation<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(5) Le tribunal, s’il est convaincu qu’il existe des circonstances exceptionnelles le justifiant, peut prolonger le délai préalable à la tenue d’une audience visée au paragraphe (4) jusqu’à un maximum de quatre-vingt-dix jours après le prononcé de la décision.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4; 2005, ch. 22, <keep>al. 42<I>g</I>)(F)</keep><br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>7.</B> (1) Le paragraphe 672.5(1) de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Procédure lors de l’audience<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.5</B> (1) Les règles qui suivent s’appliquent à l’audience que tient un tribunal ou une commission d’examen en vue de rendre ou de réviser une décision à l’égard d’un accusé, notamment celle visée aux paragraphes 672.84(1) et (3).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) L’article 672.5 de la même loi est modifié par adjonction, après le paragraphe (5.1), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis faisant état de la libération et du <keep>lieu de rési-</keep>dence projeté<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(5.2) Un avis faisant état soit de la mise en liberté inconditionnelle de l’accusé, en application de l’alinéa 672.54<I>a</I>), soit de sa mise en liberté sous réserve de modalités, en application de l'alinéa 672.54<I>b</I>), ainsi que de son lieu de résidence projeté est remis à la victime lorsque celle-ci en fait la demande, dans le délai et de la manière prévus par les règles du tribunal ou de la commission d’examen.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(3) L’article 672.5 de la même loi est modifié par adjonction, après le paragraphe (13.2), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis aux victimes — renvoi à la cour<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(13.3) Dans le cas où elle renvoie une affaire à la cour pour révision d’une déclaration portant que l’accusé est un accusé à haut risque en application du paragraphe 672.84(1), la commission d’examen avise chacune des victimes de son droit de déposer à la cour une déclaration aux termes du paragraphe (14).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1999, ch. 25, art. 11<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(4) Le paragraphe 672.5(14) de la version française de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Déclaration de la victime<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(14) La victime peut rédiger et déposer auprès du tribunal ou de la commission d’examen une déclaration écrite qui décrit les dommages — corporels ou autres — ou les pertes qui lui ont été causés par la perpétration de l’infraction.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22 par. 16(3)<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(5) Les paragraphes 672.5(15.2) à (16) de la même loi sont remplacés par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Obligation de s’enquérir<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(15.2) Dans les meilleurs délais possible suivant le verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux et avant de rendre une décision en conformité avec les articles 672.45, 672.47 ou 672.64, le tribunal ou la commission d’examen est tenu de s’enquérir auprès du poursuivant ou de la victime — ou de toute personne la représentant — si la victime a été informée de la possibilité de rédiger une déclaration au titre du paragraphe (14).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Ajournement<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(15.3) Le tribunal ou la commission d’examen peut, s’il est convaincu que cela ne nuira pas à la bonne administration de la justice, de sa propre initiative ou à la demande de la victime ou du poursuivant, ajourner l’audience visée aux articles 672.45, 672.47 ou 672.64 pour permettre à la victime de rédiger sa déclaration.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Définition de « victime »<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(16) Aux paragraphes (5.1), (5.2), (13.2), (13.3), (14) et (15.1) à (15.3), « victime » s’entend au sens du paragraphe 722(4).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>8.</B> Le paragraphe 672.51(1) de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Définition de « renseignements décisionnels »<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.51</B> (1) Au présent article, « renseignements décisionnels » s’entend de la totalité ou d’une partie du rapport d’évaluation remis au tribunal ou à la commission d’examen et de tout autre document écrit dont ils sont saisis, qui concerne l’accusé et qui est pertinent à la décision à rendre ou à réviser.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, art. 20<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>9.</B> Le passage de l’article 672.54 de la même loi précédant l’alinéa <I>a</I>) est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Décisions<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.54</B> Dans le cas où une décision est rendue au titre du paragraphe 672.45(2), de l’article 672.47, du paragraphe 672.64(3) ou des articles 672.83 ou 672.84, le tribunal ou la commission d’examen rend, en prenant en considération, d’une part, la sécurité du public qui est le facteur prépondérant et, d’autre part, l’état mental de l’accusé, sa réinsertion sociale et ses autres besoins, celle des décisions ci-après qui est nécessaire et indiquée dans les circonstances :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, art. 21<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>10.</B> L’article 672.541 de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Risque important pour la sécurité du public<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.5401</B> Pour l’application de l’article 672.54, un risque important pour la sécurité du public s’entend du risque que courent les membres du public, notamment les victimes et les témoins de l’infraction et les personnes âgées de moins de dix-huit ans, de subir un préjudice sérieux — physique ou psychologique — par suite d’un comportement de nature criminelle, mais non nécessairement violent.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Déclaration de la victime<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.541</B> En cas de verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, le tribunal ou la commission d’examen prend en compte :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) à l’audience tenue conformément aux articles 672.45, 672.47, 672.64, 672.81 ou 672.82 ou au paragraphe 672.84(5) et dans le cadre des critères énoncés à l’article 672.54, toute déclaration de la victime déposée en conformité avec le paragraphe 672.5(14) en vue de rendre la décision ou de fixer les modalités indiquées au titre de l’article 672.54;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) à l’audience tenue conformément à l’article 672.64 ou au paragraphe 672.84(3) et dans le cadre des critères énoncés aux paragraphes 672.64(1) ou 672.84(3), selon le cas, toute déclaration de la victime déposée en conformité avec le paragraphe 672.5(14) en vue de décider si l’accusé doit être déclaré un accusé à haut risque ou si la déclaration doit être révoquée;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) à l’audience tenue conformément aux articles 672.81 ou 672.82 à l’égard d’un accusé à haut risque et dans le cadre des critères énoncés au paragraphe 672.84(1), toute déclaration de la victime déposée en conformité avec le paragraphe 672.5(14) en vue de décider si l’affaire doit être renvoyée à la cour pour révision de la déclaration portant que l’accusé est un accusé à haut risque.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Obligations additionnelles — sécurité<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.542</B> Dans le cadre des audiences qu’il tient en vertu de l’article 672.5, le tribunal ou la commission d’examen examine s’il est souhaitable pour la sécurité de toute personne, en particulier celle des victimes, des témoins et des personnes associées au système judiciaire, d’imposer à l’accusé, à titre de modalité de la décision, tout ou partie des obligations suivantes :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) s’abstenir de communiquer, directement ou indirectement, avec toute personne — victime, témoin ou autre — qui est identifiée dans la décision ou d’aller dans un lieu qui y est mentionné;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) observer telles autres modalités que le tribunal ou la commission d’examen estime nécessaires pour assurer la sécurité de ces personnes.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>11.</B> (1) Le paragraphe 672.56(1) de la version française de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Délégation<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.56</B> (1) La commission d’examen qui rend une décision à l’égard d’un accusé en vertu des alinéas 672.54<I>b</I>) ou <I>c</I>) peut déléguer au responsable de l’hôpital le pouvoir d’assouplir ou de resserrer les privations de liberté de l’accusé à l’intérieur des limites prévues par la décision et sous réserve des modalités de celle-ci; toute modification qu’ordonne ainsi cette personne est, pour l’application de la présente loi, réputée être une décision de la commission d’examen.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) L’article 672.56 de la même loi est modifié par adjonction, après le paragraphe (1), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Exception — accusé à haut risque<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(1.1) Le pouvoir d’assouplir les privations de liberté d’un accusé à haut risque est assujetti aux restrictions énoncées au paragraphe 672.64(3).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>12.</B> La même loi est modifiée par adjonction, après l’article 672.63, de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:Accusé à haut risque--><Para TopMargin="10" Italic="Yes" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">Accusé à haut risque</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Déclaration<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.64</B> (1) Sur demande du poursuivant faite avant toute décision portant libération inconditionnelle de l’accusé, le tribunal peut, au terme d’une audience, déclarer qu’un accusé âgé de dix-huit ans ou plus au moment de la perpétration de l’infraction qui a fait l’objet d’un verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux pour une infraction grave contre la personne — au sens du paragraphe 672.81(1.3) — est un accusé à haut risque si, selon le cas :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) il est convaincu qu’il y a une probabilité marquée que l’accusé usera de violence de façon qu’il pourrait mettre en danger la vie ou la sécurité d’une autre personne;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) il est d’avis que les actes à l’origine de l’infraction étaient d’une nature si brutale qu’il y a un risque de préjudice grave — physique ou psychologique — pour une autre personne.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Facteurs à considérer<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(2) Pour décider s’il déclare ou non que l’accusé est un accusé à haut risque, le tribunal prend en compte tout élément de preuve pertinent, notamment :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) la nature et les circonstances de l’infraction;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) la répétition d’actes comme celui qui est à l’origine de l’infraction;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) l’état mental actuel de l’accusé;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>d</I>) les traitements suivis et à venir de l’accusé et la volonté de celui-ci de suivre ces traitements;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>e</I>) l’avis des experts qui l’ont examiné.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Détention de l’accusé à haut risque<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(3) Si le tribunal déclare que l’accusé est un accusé à haut risque, il rend une décision à l’égard de l’accusé aux termes de l’alinéa 672.54<I>c</I>), mais les modalités de détention de l’accusé ne peuvent prévoir de séjours à l’extérieur de l’hôpital, sauf si les conditions suivantes sont réunies :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) le responsable de l’hôpital estime la sortie appropriée pour des raisons médicales ou pour les besoins de son traitement, si l’accusé est escorté d’une personne qu’il a autorisée à cette fin;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) un projet structuré a été établi pour faire face aux risques relatifs à la sortie, qui, en conséquence, ne présente pas de risque inacceptable pour le public.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Appel<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(4) Les articles 672.72 à 672.78 s’appliquent à toute décision de ne pas déclarer qu’un accusé est un accusé à haut risque.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Précision<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(5) Il est entendu que la déclaration qu’un accusé est un accusé à haut risque est une décision et que les articles 672.72 à 672.78 s’y appliquent.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>13.</B> L’article 672.75 de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Suspension d’application<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.75</B> Le dépôt d’un avis d’appel interjeté à l’égard d’une décision rendue en vertu de l’article 672.58 suspend l’application de la décision jusqu’à la décision sur l’appel.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>14.</B> L’alinéa 672.76(2)<I>a</I>) de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) rendre une ordonnance portant que l’application d’une décision rendue en vertu de l’article 672.58 n’est pas suspendue tant que l’appel est en instance, par dérogation à l’article 672.75;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a.1</I>) rendre une ordonnance portant que l’application d’une décision rendue en vertu de l’alinéa 672.54<I><I>a</I></I>) est suspendue tant que l’appel est en instance;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, par. 27(2)<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>15.</B> Les paragraphes 672.81(1.4) et (1.5) de la même loi sont remplacés par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Prorogation sur consentement — accusé à haut risque<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(1.31) Par dérogation aux paragraphes (1) à (1.2), la commission d’examen peut, à l’égard d’un accusé à haut risque, proroger le délai préalable à la tenue d’une audience de révision jusqu’à un maximum de trente-six mois après avoir rendu une décision ou l’avoir révisée, si l’accusé est représenté par un avocat et que le procureur général et l’accusé y consentent.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Prorogation — amélioration improbable<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(1.32) Par dérogation aux paragraphes (1) à (1.2), la commission d’examen peut, après avoir rendu une décision au terme de l’audience tenue en application du paragraphe 672.47(4) ou au terme de l’audience de révision tenue en application du présent article à l’égard d’un accusé à haut risque, proroger le délai préalable à la tenue d’une audience de révision subséquente en application du présent article jusqu’à un maximum de trente-six mois, si elle est convaincue, à la lumière de tout renseignement utile, notamment les renseignements décisionnels au sens du paragraphe 672.51(1) et tout rapport d’évaluation fait à la suite d’une ordonnance d’évaluation rendue en vertu de l’alinéa 672.121<I>c</I>), que l’état de l’accusé ne s’améliorera probablement pas et que sa détention demeure nécessaire pendant la période de prorogation.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(1.4) La commission d’examen qui proroge le délai en vertu des paragraphes (1.2) ou (1.32) est tenue de donner avis de la prorogation à l’accusé, au poursuivant et au responsable de l’hôpital où l’accusé est détenu.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Appel<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(1.5) Les articles 672.72 à 672.78 s’appliquent à la décision de la commission de proroger le délai en vertu des paragraphes (1.2) ou (1.32).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>16.</B> La même loi est modifiée par adjonction, après l’article 672.83, de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Révision de la déclaration — accusé à haut risque<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.84</B> (1) Dans le cas où la commission d’examen tient une audience en vertu des articles 672.81 ou 672.82 à l’égard d’un accusé à haut risque, elle est tenue, à la lumière de tout renseignement utile, notamment les renseignements décisionnels au sens du paragraphe 672.51(1) et tout rapport d’évaluation fait à la suite d’une ordonnance d’évaluation rendue en vertu de l’alinéa 672.121<I>c</I>), si elle est convaincue qu’il n’y a pas de probabilité marquée que l’accusé — qu’il ait fait l’objet d’une déclaration aux termes de l’alinéa 672.64(1)<I>a</I>) ou de l’alinéa 672.64(1)<I>b</I>) — usera de violence de façon qu’il pourrait mettre en danger la vie ou la sécurité d’une autre personne, de renvoyer l’affaire à la cour supérieure de juridiction criminelle pour révision de la déclaration.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Révision des modalités<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(2) Si elle n’est pas ainsi convaincue, la commission d’examen révise les modalités de détention fixées au titre de l’alinéa 672.54<I>c</I>), sous réserve des restrictions énoncées au paragraphe 672.64(3).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Révision de la déclaration par la cour <br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(3) S’il y a renvoi de l’affaire à la cour pour révision de la déclaration, celle-ci, au terme d’une audience, révoque la déclaration si elle est convaincue qu’il n’y a pas de probabilité marquée que l’accusé usera de violence de façon qu’il pourrait mettre en danger la vie ou la sécurité d’une autre personne; dans ce cas, elle ou la commission d’examen rend une décision en application de l’un des alinéas 672.54<I>a</I>) à <I>c</I>).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Audience et décision<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(4) La décision mentionnée au paragraphe (3) est assujettie aux articles 672.45 à 672.47 comme si la révocation était un verdict.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Révision des modalités<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(5) Si la cour ne révoque pas la déclaration, elle fait parvenir sans délai à la commission d’examen le procès-verbal de l’audience et tout autre renseignement ou pièce s’y rapportant qui sont en sa possession, ou des copies de ceux-ci. La commission d’examen doit, dans les meilleurs délais, mais au plus tard quarante-cinq jours après que la cour a choisi de ne pas révoquer la déclaration, tenir une audience et réviser les modalités de détention fixées en application de l’alinéa 672.54<I>c</I>), sous ré-<keep>serve des</keep> restrictions énoncées au paragraphe 672.64(3).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Appel<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(6) Les articles 672.72 à 672.78 s’appliquent à toute décision relative au renvoi de l’affaire à la cour au titre du paragraphe (1) et à toute décision relative à la révocation de la déclaration au titre du paragraphe (3).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>17.</B> Le paragraphe 672.88(1) de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Commission d’examen de la province du transfèrement<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.88</B> (1) La commission d’examen de la province dans laquelle est transféré l’accusé en vertu de l’article 672.86 a compétence exclusive à son égard et peut exercer toutes les attributions mentionnées aux articles 672.5 et 672.81 à 672.84 comme si elle avait rendu la décision à l’égard de l’accusé.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 4<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>18.</B> Le paragraphe 672.89(1) de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Autres transfèrements interprovinciaux<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>672.89</B> (1) Lorsqu’un accusé détenu en vertu de la décision d’une commission d’examen est transféré dans une autre province dans un cas non visé à l’article 672.86, la commission d’examen de la province d’origine a compétence exclusive à son égard et peut continuer à exercer les attributions mentionnées aux articles 672.5 et 672.81 à 672.84.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, art. 40<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>19.</B> La formule 48 de la partie XXVIII de la même loi est modifiée par remplacement de « 672.54 ou 672.58 du <I>Code criminel</I> » par « 672.54, 672.58 ou 672.64 du <I>Code criminel</I> ou décider si la révocation de la déclaration portant que l’accusé est un accusé à haut risque devrait être prononcée en application du paragraphe 672.84(3) de la même loi ».  </Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, art. 40<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>20.</B> La formule 48.1 de la partie XXVIII de la même loi est modifiée par remplacement de « l’article 672.54 du <I>Code criminel</I> » par « l’article 672.54 du <I>Code criminel</I> ou décider s’il y a lieu de renvoyer l’affaire à la cour supérieure de juridiction criminelle pour révision de la déclaration portant que l’accusé est un accusé à haut risque en application du paragraphe 672.84(1) de la même loi ».</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:EXAMEN--><Para TopMargin="10" Bold="Yes" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">EXAMEN</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Examen<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>20.1</B> (1) Dans les cinq ans suivant l’entrée en vigueur des articles 2 à 20, un examen approfondi de l’application des articles 672.1 à 672.89 du <I>Code criminel</I> est entrepris par le comité soit du Sénat, soit de la Chambre des communes, soit mixte, que le Parlement ou la chambre en question, selon le cas, désigne ou constitue à cette fin. </Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Rapport<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) Dans l’année qui suit le début de son examen ou dans le délai supérieur que le Sénat, la Chambre des communes ou les deux chambres, selon le cas, lui accordent, le comité visé au paragraphe (1) remet son rapport au Parlement ou à la chambre en question, selon le cas, accompagné des modifications qu’il recommande.</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:LOI SUR LA DÉFENSE NATIONALE--><MarginalNote>L.R., ch. N-5<br/></MarginalNote><Para TopMargin="10" Bold="Yes" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">LOI SUR LA DÉFENSE NATIONALE</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>21.</B> L’article 197 de la <I>Loi sur la défense nationale</I> est modifié par adjonction, selon l’ordre alphabétique, de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>« décision »<br/>“<I>disposition</I>”<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0">« décision » Décision rendue par une cour martiale en vertu des articles 201, 202 ou 202.16 ou déclaration faite par une cour martiale en application du paragraphe 202.161(4).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><MarginalNote>« risque important pour la sécurité du public »<br/>“<I>significant threat to the safety of the public</I>”<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0">« risque important pour la sécurité du public » S’entend du risque que courent les membres du public, notamment les victimes et les témoins de l’infraction et les personnes âgées de moins de dix-huit ans, de subir un préjudice sérieux — physique ou psychologique — par suite d’un comportement de nature criminelle, mais non nécessairement violent.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 18<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>22.</B> Le passage du paragraphe 201(1) de la même loi précédant l’alinéa <I>a</I>) est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Décision<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>201.</B> (1) Dans le cas prévu au paragraphe 200(2), la cour martiale rend, en prenant en considération, d’une part, la sécurité du public, qui est le facteur prépondérant, et, d’autre part, l’état mental de l’accusé, sa réinsertion sociale et ses autres besoins, celle des décisions ci-après qui est nécessaire et indiquée dans les circonstances :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, art. 49<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>23.</B> (1) Le sous-alinéa 202.121(1)<I>b</I>)(ii) de la version française de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="4" FirstLineIndent="0">(ii) d’autre part, il ne présente aucun risque important pour la sécurité du public.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, art. 49<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) L’alinéa 202.121(4)<I>b</I>) de la version française de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) d’autre part, il ne présente aucun risque important pour la sécurité du public.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, art. 49<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(3) L’alinéa 202.121(7)<I>b</I>) de la version française de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) qu’il ne présente aucun risque important pour la sécurité du public;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 18<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>24.</B> (1) Le passage du paragraphe 202.16(1) de la même loi précédant l’alinéa <I>b</I>) est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Décision<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.16</B> (1) Dans le cas prévu au paragraphe 202.15(1), la cour martiale rend, en prenant en considération, d’une part, la sécurité du public, qui est le facteur prépondérant, et, d’autre part, l’état mental de l’accusé, sa réinsertion sociale et ses autres besoins, celle des décisions ci-après qui est nécessaire et indiquée dans les circonstances :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) sa mise en liberté inconditionnelle si elle estime que l’accusé ne présente pas un risque important pour la sécurité du public;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 18<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) L’alinéa 202.16(1)<I>c</I>) de la version française de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) la détention de l’accusé dans un hôpital ou un autre lieu approprié choisi par elle, sous réserve des modalités qu’elle estime indiquées.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>25.</B> La même loi est modifiée par adjonction, après l’article 202.16, de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:Accusé à haut risque--><Para TopMargin="10" Italic="Yes" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">Accusé à haut risque</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Demande à la cour martiale<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.161</B> (1) Lorsque la cour martiale a rendu un verdict de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux en application du paragraphe 202.14(1) à l’égard d’un accusé et n’a pas mis fin aux procédures, le directeur des poursuites militaires peut lui demander de déclarer que celui-ci est un accusé à haut risque.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Demande au juge militaire en chef<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(2) Lorsque la cour martiale a mis fin aux procédures, le directeur des poursuites militaires peut adresser sa demande au juge militaire en chef. Sur réception de la demande, le juge militaire en chef fait convoquer une cour martiale permanente par l’administrateur de la cour martiale.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Limite<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(3) Si une décision portant libération ou mise en liberté inconditionnelle de l’accusé a été rendue, le directeur des poursuites militaires ne peut faire de demande en vertu des paragraphes (1) et (2).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Déclaration<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(4) Dans les cas visés aux paragraphes (1) et (2), la cour martiale peut, au terme d’une audience, déclarer qu’un accusé âgé de dix-huit ans ou plus au moment de la perpétration de l’infraction qui a fait l’objet d’un verdict de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux pour une infraction grave contre la personne est un accusé à haut risque si, selon le cas :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) elle est convaincue qu’il y a une probabilité marquée que l’accusé usera de violence de façon qu’il pourrait mettre en danger la vie ou la sécurité d’une autre personne;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) elle est d’avis que les actes à l’origine de l’infraction étaient d’une nature si brutale qu’il y a un risque de préjudice grave — physique ou psychologique — pour une autre personne.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Définition de « infraction grave contre la personne »<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(5) Au paragraphe (4), « infraction grave contre la personne » s’entend, selon le cas :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) d’une infraction grave ou d’une infraction prévue aux articles 77, 86, 87, 92, 95, 113, 120, 124 ou 127 mettant en cause :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="4" FirstLineIndent="0">(i) soit la violence ou la tentative d’utiliser la violence contre une autre personne,</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="4" FirstLineIndent="0">(ii) soit un comportement qui met ou risque de mettre en danger la vie ou la sécurité d’une autre personne ou qui inflige ou risque d’infliger des dommages psychologiques graves à une autre personne;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) d’une infraction visée aux articles 151, 152, 153, 153.1, 155, 160, 170, 171, 172, 271, 272 ou 273 du <I>Code criminel</I> qui est punissable en application de l’article 130, ou de la tentative de perpétration d’une telle infraction.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Facteurs à considérer<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(6) Pour décider si elle déclare ou non que l’accusé est un accusé à haut risque, la cour martiale prend en compte tout élément de preuve pertinent, notamment :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) la nature et les circonstances de l’infraction;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) la répétition d’actes comme celui qui est à l’origine de l’infraction;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) l’état mental actuel de l’accusé;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>d</I>) les traitements suivis et à venir de l’accusé et la volonté de celui-ci de suivre ces traitements;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>e</I>) l’avis des experts qui l’ont examiné.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Détention de l’accusé à haut risque<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(7) Si la cour martiale déclare que l’accusé est un accusé à haut risque, elle rend une décision à l’égard de l’accusé aux termes de l’alinéa 202.16(1)<I>c</I>), mais les modalités de détention de l’accusé ne peuvent prévoir de séjours à l’extérieur de l’hôpital ou autre lieu approprié, sauf si les conditions suivantes sont réunies :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) le responsable de l’hôpital ou de l’autre lieu approprié estime la sortie appropriée pour des raisons médicales ou pour les besoins de son traitement, si l’accusé est escorté d’une personne qu’il a autorisée à cette fin;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) un projet structuré a été établi pour faire face aux risques relatifs à la sortie, qui, en conséquence, ne présente pas de risque inacceptable pour le public.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Ordonnance d’évaluation<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(8) Sous réserve des règlements, la cour martiale peut rendre une ordonnance portant évaluation de l’accusé si elle a des motifs raisonnables de croire qu’une preuve de l’état mental de l’accusé est nécessaire pour déterminer la décision qui devrait être prise à son égard sous le régime du présent article.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Renvoi devant la cour martiale<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.162</B> (1)  Si, dans l’exercice de l’un des pouvoirs que lui confère l’article 202.25, la commission d’examen renvoie à la cour martiale pour révision, au titre du paragraphe 672.84(1) du <I>Code criminel</I>, la déclaration portant qu’un accusé est un accusé à haut risque, elle fait sans délai parvenir une copie de sa décision de renvoi au juge militaire en chef.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Convocation de la cour martiale<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(2) Dès qu’il reçoit copie de la décision de renvoi, le juge militaire en chef fait convoquer une cour martiale permanente par l’administrateur de la cour martiale afin qu’elle révise la déclaration.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Révision de la déclaration par la cour martiale<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(3) Si elle est convaincue qu’il n’y a pas de probabilité marquée que l’accusé usera de violence de façon qu’il pourrait mettre en danger la vie ou la sécurité d’une autre personne, la cour martiale, au terme d’une audience, révoque la déclaration, auquel cas, les articles 205.15 et 202.21 s’appliquent comme si elle avait rendu un verdict de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Cour martiale ne révoque pas la déclaration<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(4) Si elle ne révoque pas la déclaration, la cour martiale fait parvenir sans délai à la commission d’examen le procès-verbal de l’audience et tout autre renseignement ou pièce s’y rapportant qui sont en sa possession, ou des copies de ceux-ci.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Ordonnance d’évaluation<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(5) Sous réserve des règlements, la cour martiale peut rendre une ordonnance portant évaluation de l’accusé si elle a des motifs raisonnables de croire qu’une preuve de l’état mental de l’accusé est nécessaire pour déterminer si la déclaration doit être révoquée.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>26.</B> La même loi est modifiée par adjonction, après l’article 202.2, de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Procédure lors de l’audience<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.201</B> (1) L’audience tenue par la cour martiale en vue de rendre ou de réviser une décision à l’égard d’un accusé l’est conformément au présent article et aux règlements.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Audience informelle<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(2) L’audience peut être aussi informelle que le permettent les circonstances.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Statut de partie des intéressés<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(3) Si elle est d’avis que la justice l’exige, la cour martiale peut accorder le statut de partie à toute personne qui possède un intérêt réel dans la protection des intérêts de l’accusé.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis de l’audience — parties<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(4) La cour martiale donne avis de l’audience à toutes les parties.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis de l’audience — victime<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(5) Elle fournit à la victime qui en fait la demande un avis de l’audience et des dispositions pertinentes de la présente loi.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis faisant état de la libération et <keep>du lieu de rési-</keep>dence projeté<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(6) Un avis faisant état soit de la mise en liberté inconditionnelle de l’accusé, en application de l’alinéa 202.16(1)<I>a</I>), soit de sa mise en liberté sous réserve de modalités, en application des alinéas 201(1)<I>a</I>) ou 202.16(1)<I>b</I>), ainsi que de son lieu de résidence projeté est remis à la victime lorsque celle-ci en fait la demande, dans le délai et de la manière prévus par règlement.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Huis clos<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(7) L’audience peut, en totalité ou en partie, avoir lieu à huis clos si la cour martiale considère que cela est dans l’intérêt de l’accusé et n’est pas contraire à l’intérêt public.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Droit à un avocat<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(8) L’accusé et toutes les parties ont le droit d’être représentés par avocat.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avocat d’office<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(9) Si l’accusé a été déclaré inapte à subir son procès ou si l’intérêt de la justice militaire l’exige, la cour martiale ordonne, dans le cas où l’accusé n’est pas représenté par avocat, que le directeur du service d’avocats de la défense lui en désigne un, avant l’audience ou au moment de celle-ci.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Présence de l’accusé<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(10) Sous réserve du paragraphe (11), l’accusé a le droit d’être présent durant toute l’audience.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Exclusion ou absence de l’accusé<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(11) La cour martiale peut soit permettre à l’accusé d’être absent pendant la totalité ou une partie de l’audience aux conditions qu’elle juge indiquées, soit l’exclure pendant la totalité ou une partie de l’audience dans les cas suivants :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) l’accusé interrompt l’audience au point qu’il serait difficile de la continuer en sa présence;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) la cour martiale est convaincue que sa présence mettrait vraisemblablement en danger la vie ou la sécurité d’un tiers ou aurait un effet préjudiciable grave sur le traitement ou la guérison de l’accusé;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) la cour martiale est convaincue qu’il ne devrait pas être présent pour l’audition de la preuve, la présentation des observations orales ou écrites ou le contre-interrogatoire des témoins relativement à l’existence des circonstances visées à l’alinéa <I>b</I>).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Droits des parties à l’audience<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(12) Toute partie peut présenter des éléments de preuve, faire des observations, oralement ou par écrit, appeler des témoins et contre-interroger ceux appelés par les autres parties et, si un rapport d’évaluation a été présenté par écrit à la cour martiale, peut en contre-interroger l’auteur après en avoir demandé l’autorisation.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Témoins<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(13) Une partie ne peut ordonner la présence d’un témoin à l’audience, mais peut demander à la cour martiale de le faire.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Télécomparution<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(14) La cour martiale peut autoriser l’accusé, avec son consentement, à être présent par télévision en circuit fermé ou par tout autre moyen leur permettant, à elle et à l’accusé, de se voir et de communiquer simultanément durant toute partie de l’audience, pourvu qu’il ait la possibilité, s’il est représenté par un avocat, de communiquer en privé avec lui.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Détermination de l’état mental de l’accusé<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(15) La cour martiale qui reçoit un rapport d’évaluation établit si, depuis la date de la décision rendue à l’égard de l’accusé ou de sa dernière révision, l’état mental de celui-ci a subi un changement pouvant justifier sa libération aux termes de l’article 202.16; le cas échéant, elle avise chacune des victimes de la possibilité de rédiger une déclaration.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Déclaration de la victime<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(16) Pour rendre ou réviser une décision à l’égard de l’accusé, la cour martiale prend en considération la déclaration de toute victime sur les dommages — corporels ou autres — ou les pertes qui lui ont été causés par la perpétration de l’infraction.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Procédure<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(17) La rédaction et le dépôt de la déclaration de la victime se font selon la forme et suivant la procédure prévues par règlement du gouverneur en conseil.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Présentation de la déclaration<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(18) Sur demande de la victime, la cour martiale lui permet de lire sa déclaration ou d’en faire la présentation de toute autre façon qu’elle juge indiquée, sauf si elle est d’avis que cette mesure nuirait à la bonne administration de la justice militaire.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Appréciation de la cour martiale<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(19) Qu’il y ait ou non rédaction et dépôt d’une déclaration, la cour martiale peut prendre en considération tout autre élément de preuve qui concerne toute victime pour rendre ou réviser une décision à l’égard de l’accusé.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Copie de la déclaration de la victime<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(20) Dans les meilleurs délais après la réception de la déclaration de toute victime, l’administrateur de la cour martiale veille à ce qu’une copie en soit fournie au procureur de la poursuite et à l’accusé ou à son avocat.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Obligation de s’enquérir<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(21) Dans les meilleurs délais après avoir rendu un verdict de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux et avant de rendre une décision, la cour martiale est tenue de s’enquérir auprès du procureur de la poursuite ou de toute victime — ou de toute personne la représentant — si elle a été informée de la possibilité de rédiger une déclaration.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Ajournement<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(22) La cour martiale peut, si elle est convaincue que cela ne nuira pas à la bonne administration de la justice militaire, de sa propre initiative ou à la demande de toute victime ou du procureur de la poursuite, ajourner l’audience pour permettre à la victime de rédiger sa déclaration ou de présenter tout élément de preuve au titre du paragraphe (19).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Définitions<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(23) Les définitions qui suivent s’appliquent au présent article.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><MarginalNote>« conjoint de fait »<br/>“<I>common-law partner</I>”<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0">« conjoint de fait » S’entend de la personne qui vit avec la personne en cause dans une relation conjugale depuis au moins un an.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><MarginalNote>« victime »<br/>“<I>victim</I>”<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0">« victime » S’entend :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) de la personne qui a subi des dommages ou des pertes directement imputables à la perpétration de l’infraction;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) si la personne visée à l’alinéa <I>a</I>) est décédée, malade ou incapable de faire la déclaration sur les dommages ou les pertes qui lui ont été causés par la perpétration de l’infraction, soit de son époux ou conjoint de fait, soit d’un parent, soit de quiconque en a la garde, en droit ou en fait, soit de toute personne aux soins de laquelle elle est confiée ou qui est chargée de son entretien, soit d’une personne à sa charge.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Obligations additionnelles — sécurité<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.202</B> Dans le cadre des audiences qu’elle tient en vertu de l’article 202.201, la cour martiale examine s’il est souhaitable pour la sécurité de toute personne, en particulier celle des victimes, des témoins et des personnes associées au système judiciaire, d’imposer à l’accusé, à titre de modalité de la décision, tout ou partie des obligations suivantes :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) s’abstenir de communiquer, directement ou indirectement, avec toute personne — victime, témoin ou autre — qui est identifiée dans la décision ou d’aller dans un lieu qui y est mentionné;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) observer telles autres modalités que la cour martiale estime nécessaires pour assurer la sécurité de ces personnes.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>27.</B> Le paragraphe 202.24(3) de la même loi est modifié par adjonction, après l’alinéa <I>b</I>), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) déterminer en application du paragraphe 202.162(3) si la déclaration portant que l’accusé est un accusé à haut risque doit être révoquée;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>2005, ch. 22, art. 58<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>28.</B> Le paragraphe 202.25(1) de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Pouvoirs des commissions d’examen<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.25</B> (1) Les commissions d’examen et leurs présidents exercent, avec les adaptations nécessaires et sauf indication contraire du contexte, les pouvoirs et fonctions qui leur sont attribués en vertu du <I>Code criminel</I> à l’égard des verdicts d’inaptitude à subir un procès ou de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux que rendent les cours martiales et des décisions qu’elles prennent au titre des articles 201 ou 202.16 ou du paragraphe 202.161(4), sauf ceux attribués par les articles 672.851 et 672.86 à 672.89 de cette loi.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Précision<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(1.1) Pour l’application du paragraphe (1), la mention du procureur général aux paragraphes 672.81(1.1) et (1.31) du <I>Code criminel</I> vaut mention du directeur des poursuites militaires.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>29.</B> L’article 230 de la même loi est modifié par adjonction, après l’alinéa <I>e</I>), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>e.1</I>) la légalité d’une décision de déclarer qu’un accusé est un accusé à haut risque aux termes du paragraphe 202.161(4) ou d’une décision relative à la révocation <keep>d’une décla-</keep>ration au titre du <keep>paragraphe 202.162(3);</keep></Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>30.</B> L’article 230.1 de la même loi est modifié par adjonction, après l’alinéa <I>f</I>), de ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>f.01</I>) la légalité d’une décision de ne pas déclarer qu’un accusé est un accusé à haut risque aux termes du paragraphe 202.161(4) ou d’une décision relative à la révocation de la déclaration au titre du paragraphe 202.162(3);</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 22<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>31.</B> (1) Le paragraphe 233(1) de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Suspension d’application<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>233.</B> (1) Sous réserve du paragraphe (2), lorsque la décision qui fait l’objet de l’appel a été rendue en vertu de l’article 202, le dépôt d’un avis d’appel fait conformément à l’article 232 suspend l’application de la décision jusqu’à ce que la décision soit rendue sur l’appel.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>1991, ch. 43, art. 22<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) L’alinéa 233(2)<I>a</I>) de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) rendre une ordonnance portant que l’application d’une décision rendue en vertu de l’article 202 ne peut être suspendue jusqu’à la décision sur l’appel;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a.1</I>) rendre une ordonnance portant que l’application d’une décision rendue en vertu de l’alinéa 202.16(1)<I>a</I>) est suspendue jusqu’à ce que la décision soit rendue sur l’appel;</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:EXAMEN--><Para TopMargin="10" Bold="Yes" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">EXAMEN</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Examen<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>31.1</B> (1) Dans les cinq ans suivant l’entrée en vigueur des articles 21 à 31, un examen approfondi de l’application des articles 197 à 233 de la <I>Loi sur la défense nationale</I> est entrepris par le comité soit du Sénat, soit de la Chambre des communes, soit mixte, que le Parlement ou la chambre en question, selon le cas, désigne ou constitue à cette fin.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Rapport<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) Dans l’année qui suit le début de son examen ou dans le délai supérieur que le Sénat, la Chambre des communes ou les deux chambres, selon le cas, lui accordent, le comité visé au paragraphe (1) remet son rapport au Parlement ou à la chambre en question, selon le cas, accompagné des modifications qu’il recommande.</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:DISPOSITIONS DE COORDINATION--><Para TopMargin="10" Bold="Yes" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">DISPOSITIONS DE COORDINATION</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Projet de loi C-15<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>32.</B> (1) Les paragraphes (2) à (5) s'appliquent en cas de sanction du projet de loi C-15, déposé au cours de la 1<sup>re</sup> session de la 41<sup>e</sup> législature et intitulé <I>Loi visant à renforcer la justice militaire pour la défense du Canada</I> (appelé « autre loi » au présent article).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) Si l’article 59 de l’autre loi entre en vigueur avant l’article 26 de la présente loi, à la date d’entrée en vigueur de cet article 59, l’article 26 de la présente loi est remplacé par ce qui suit : </Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>26.</B> L’article 202.201 de la même loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Procédure lors de l’audience<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.201</B> (1) L’audience tenue par la cour martiale en vue de rendre ou de réviser une décision à l’égard d’un accusé l’est conformément au présent article et aux règlements.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Audience informelle<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(2) L’audience peut être aussi informelle que le permettent les circonstances.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Statut de partie des intéressés<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(3) Si elle est d’avis que la justice l’exige, la cour martiale peut accorder le statut de partie à toute personne qui possède un intérêt réel dans la protection des intérêts de l’accusé.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis de l’audience — parties<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(4) La cour martiale donne avis de l’audience à toutes les parties.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis de l’audience — victime<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(5) Elle fournit à la victime qui en fait la demande un avis de l’audience et des dispositions pertinentes de la présente loi.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avis faisant état de la libération et <keep>du lieu de rési-</keep>dence projeté<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(6) Un avis faisant état soit de la mise en liberté inconditionnelle de l’accusé, en application de l’alinéa 202.16(1)<I>a</I>), soit de sa mise en liberté sous réserve de modalités, en application des alinéas 201(1)<I>a</I>) ou 202.16(1)<I>b</I>), ainsi que son lieu de résidence projeté est remis à la victime lorsque celle-ci en fait la demande, dans le délai et de la manière prévus par règlement.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Huis clos<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(7) L’audience peut, en totalité ou en partie, avoir lieu à huis clos si la cour martiale considère que cela est dans l’intérêt de l’accusé et n’est pas contraire à l’intérêt public.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Droit à un avocat<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(8) L’accusé et toutes les parties ont le droit d’être représentés par avocat.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Avocat d’office<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(9) Si l’accusé a été déclaré inapte à subir son procès ou si l’intérêt de la justice militaire l’exige, la cour martiale ordonne, dans le cas où l’accusé n’est pas représenté par avocat, que le directeur du service d’avocats de la défense lui en désigne un, avant l’audience ou au moment de celle-ci.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Présence de l’accusé<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(10) Sous réserve du paragraphe (11), l’accusé a le droit d’être présent durant toute l’audience.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Exclusion ou absence de l’accusé<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(11) La cour martiale peut soit permettre à l’accusé d’être absent pendant la totalité ou une partie de l’audience aux conditions qu’elle juge indiquées, soit l’exclure pendant la totalité ou une partie de l’audience dans les cas suivants :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) l’accusé interrompt l’audience au point qu’il serait difficile de la continuer en sa présence;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) la cour martiale est convaincue que sa présence mettrait vraisemblablement en danger la vie ou la sécurité d’un tiers ou aurait un effet préjudiciable grave sur le traitement ou la guérison de l’accusé;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>c</I>) la cour martiale est convaincue qu’il ne devrait pas être présent pour l’audition de la preuve, la présentation des observations orales ou écrites ou le contre-interrogatoire des témoins relativement à l’existence des circonstances visées à l’alinéa <I>b</I>).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Droits des parties à l’audience<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(12) Toute partie peut présenter des éléments de preuve, faire des observations, oralement ou par écrit, appeler des témoins et contre-interroger ceux appelés par les autres parties et, si un rapport d’évaluation a été présenté par écrit à la cour martiale, peut en contre-interroger l’auteur après en avoir demandé l’autorisation.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Témoins<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(13) Une partie ne peut ordonner la présence d’un témoin à l’audience, mais peut demander à la cour martiale de le faire.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Télécomparution<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(14) La cour martiale peut autoriser l’accusé, avec son consentement, à être présent par télévision en circuit fermé ou par tout autre moyen leur permettant, à elle et à l’accusé, de se voir et de communiquer simultanément durant toute partie de l’audience, pourvu qu’il ait la possibilité, s’il est représenté par un avocat, de communiquer en privé avec lui.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Détermination de l’état mental de l’accusé<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(15) La cour martiale qui reçoit un rapport d’évaluation établit si, depuis la date de la décision rendue à l’égard de l’accusé ou de sa dernière révision, l’état mental de celui-ci a subi un changement pouvant justifier sa libération aux termes de l’article 202.16; le cas échéant, elle avise chacune des victimes de la possibilité de rédiger une déclaration.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Déclaration de la victime<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(16) Pour rendre ou réviser une décision à l’égard de l’accusé, la cour martiale prend en considération la déclaration de toute victime sur les dommages — corporels ou autres — ou les pertes qui lui ont été causés par la perpétration de l’infraction.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Procédure<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(17) La rédaction et le dépôt de la déclaration de la victime se font selon la forme et suivant la procédure prévues par règlement du gouverneur en conseil.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Présentation de la déclaration<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(18) Sur demande de la victime, la cour martiale lui permet de lire sa déclaration ou d’en faire la présentation de toute autre façon qu’elle juge indiquée, sauf si elle est d’avis que cette mesure nuirait à la bonne administration de la justice militaire.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Appréciation de la cour martiale<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(19) Qu’il y ait ou non rédaction et dépôt d’une déclaration, la cour martiale peut prendre en considération tout autre élément de preuve qui concerne toute victime pour rendre ou réviser une décision à l’égard de l’accusé.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Copie de la déclaration de la victime<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(20) Dans les meilleurs délais après la réception de la déclaration de toute victime, l’administrateur de la cour martiale veille à ce qu’une copie en soit fournie au procureur de la poursuite et à l’accusé ou à son avocat.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Obligation de s’enquérir<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(21) Dans les meilleurs délais après avoir rendu un verdict de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux et avant de rendre une décision, la cour martiale est tenue de s’enquérir auprès du procureur de la poursuite ou de toute victime — ou de toute personne la représentant — si elle a été informée de la possibilité de rédiger une déclaration.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Ajournement<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(22) La cour martiale peut, si elle est convaincue que cela ne nuira pas à la bonne administration de la justice militaire, de sa propre initiative ou à la demande de toute victime ou du procureur de la poursuite, ajourner l’audience pour permettre à la victime de rédiger sa déclaration ou de présenter tout élément de preuve au titre du paragraphe (19).</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Définition de « victime »<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(23) Au présent article, « victime » s’entend au sens de l’article 203.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Obligations additionnelles — sécurité<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.202</B> Dans le cadre des audiences qu’elle tient en vertu de l’article 202.201, la cour martiale examine s’il est souhaitable pour la sécurité de toute personne, en particulier celle des victimes, des témoins et des personnes associées au système judiciaire, d’imposer à l’accusé, à titre de modalité de la décision, tout ou partie des obligations suivantes :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>a</I>) s’abstenir de communiquer, directement ou indirectement, avec toute personne — victime, témoin ou autre — qui est identifiée dans la décision ou d’aller dans un lieu qui y est mentionné;</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="No"><Para TopMargin="5" LeftMargin="2" FirstLineIndent="0"><I>b</I>) observer telles autres modalités que la cour martiale estime nécessaires pour assurer la sécurité de ces personnes.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>(3)</B> <B>Si l’article 26 de la présente loi entre en vigueur avant l’article 59 de l'autre loi, à la date d’entrée en vigueur de cet article 26, l’article 59 de l’autre loi est remplacé par ce qui suit :</B> </Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>59.</B> Le paragraphe 202.201(23) de la loi est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Définition de « victime »<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(23) Au présent article, « victime » s’entend au sens de l’article 203.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(4) <B>Si l’entrée en vigueur de l’article 59 de l’autre loi et celle de l’article 26 de la présente loi sont concomitantes, cet article 26 est réputé être entré en vigueur avant cet article 59, le paragraphe (3) s'appliquant en conséquence. </B></Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(5) Dès le premier jour où l’article 61 de l’autre loi et l'article 28 de la présente loi sont tous deux en vigueur, le paragraphe 202.25(1) de la <I>Loi sur la défense nationale</I> est remplacé par ce qui suit :</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Pouvoirs des commissions d’examen<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2"><B>202.25</B> (1) Les commissions d’examen et leurs présidents exercent, avec les adaptations nécessaires et sauf indication contraire du contexte, les pouvoirs et fonctions qui leur sont attribués en vertu du <I>Code criminel</I> à l’égard des verdicts d’inaptitude à subir un procès ou de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux que rendent les cours martiales et des décisions qu’elles prennent au titre des articles 201 ou 202.16 ou du paragraphe 202.161(4), sauf ceux attribués par les paragraphes 672.5(8.1) et (8.2) et les articles 672.851 et 672.86 à 672.89 de cette loi.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Précision<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2">(1.1) Pour l’application du paragraphe (1), la mention du procureur général de la province où se tient l’audience au paragraphe 672.5(3) du <I>Code criminel</I> et la mention du procureur général aux paragraphes 672.81(1.1) et (1.31) de cette loi valent mention du directeur des poursuites militaires.</Para></Block><Block LineCnt="N" Align="Yes" KeepWith="Next"><!--Heading:ENTRÉE EN VIGUEUR--><Para TopMargin="10" Bold="Yes" Hyphenate="OFF" TextAlign="Center">ENTRÉE EN VIGUEUR</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Trois mois après la sanction<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes"><B>33.</B> (1) Les articles 1 à 20 entrent en vigueur trois mois après la date de sanction de la présente loi.</Para></Block><Block LineCnt="Y" Align="Yes"><MarginalNote>Décret<br/></MarginalNote><Para TopMargin="5" LeftMargin="0" FirstLineIndent="2" Bold="Yes">(2) Les articles 21 à 31 entrent en vigueur à la date ou aux dates fixées par décret.</Para></Block><Block Align="Yes"><Para Style="BPT_ImprintF"><br/><br/>Publié avec l'autorisation du président de la Chambre des communes</Para></Block><Block Align="Yes" LineCnt="N"><Para NoLineBreak="Yes" NoHtml="Yes" Leading="0" Size="0" TopMargin="0" BottomMargin="0"></Para></Block></Bill_Part></Bill>
